lundi 19 mars 2012

Les femmes du 6ème étage : Ma critique

Mon avis : 7,5/10


J'ai passé un excellent moment devant cette fresque des années 60, période un peu similaire à la notre économiquement. Cette famille à l'abri de tout ne se doute pas de la précarité des femmes de ménages qui vivent pourtant au dessus de leurs tête. Cette bourgeoise, interprétée par Sandrine Kiberlain, à qui tout tombe tout cuit dans la bouche et dont sa vie est réglé comme du papier à musique, qui n'a comme préoccupation que ses parties de carte et ses rendez-vous chez la manucure ne se rend absolument pas compte du travail que représente l'entretient d'une maison elle qui n'élève même pas ses enfants. Fabrice Luchini, est quand à lui touchant et juste dans le rôle de cet homme qui veut découvrir le monde sortir des sentiers battus de sa vie toute tracée, lui à la situation bien établi part à la recherche de sa jeunesse perdu et à la découverte de l'autre, à la découverte de cette petite communauté joviale des "bonnes" Espagnole qui malgré leur précarité chantent dansent et sont finalement plus heureuses que lui, l'homme d'affaire au portefeuille bien rempli, il finira d'ailleurs par découvrir l'Espagne. Un beau et bon film français en sommes joué à merveille par un excellent acteur qu'est Fabrice Luchini, bien épaulé par Sandrine Kiberlain et les femmes du 6ème étage, Natalia Verbeke, Carmen Maura (César du meilleur second rôle), Lola Duenas, Nuria Solé, Berta Ojea et Concha Galan, ces deux dernières ne parlaient pas un mot de français au début du tournage et ont du apprendre leur texte phonétiquement. A voir absolument.


Synopsis

Paris, années 60. Jean-Louis Joubert, agent de change rigoureux et père de famille « coincé », découvre qu’une joyeuse cohorte de bonnes espagnoles vit... au sixième étage de son immeuble bourgeois. Maria, la jeune femme qui travaille sous son toit, lui fait découvrir un univers exubérant et folklorique à l’opposé des manières et de l’austérité de son milieu. Touché par ces femmes pleines de vie, il se laisse aller et goûte avec émotion aux plaisirs simples pour la première fois. Mais peut-on vraiment changer de vie à 45 ans ?


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire